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23.04.2006

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Où les soi-disant journalistes montrent clairement leurs limites.
Puisque ceux qui sont censés vous donner les éléments de décryptage indispensables manquent à leurs devoirs les plus élémentaires, je vais vous expliquer ….

Quand les médiatiquement vôtres journaux télé, radio ou papier vous sortent ces résultats ils ne valent pas mieux que leurs confrères de « voici voià », « entrevue ou vidéo machin», « xyz ou abc ».
Je m’explique :
Quand on vous dit Chose a 51% d’intentions de vote et Truc en a 49%. Déjà « on » vous précise le contexte de manière honnête. Parce qu’on vous parle d’intentions de vote et donc l’expression d’une envie à un moment donné (et non pas ce que chacun fera réellement le jour du scrutin).

C’est déjà mieux que ce qu’on nous sert en réalité comme soupe : « 51% de personnes voteraient Chose et 49% voteraient Truc».

Alors ces réserves méthodologiques ayant été émises, je m’attaque au vif du sujet.

1. Il s’agit d’une photographie d’une situation à un moment donné (et non pas d’une vérité absolue héritée d’on ne sait où)
2. Il est impératif, pour analyser avec justesse et lucidité ces résultats de se souvenir qu’il s’agit d’une photographie d’une situation à un moment donné.
3. Ces Messieurs Dames des médias confondent (intentionnellement ou par ignorance) résultats obtenus sur l’échantillon (dont je ne doute pas a priori qu’il soit représentatif) et résultats extrapolés (généralisés à l’ensemble des personnes concernées par l’enquête).

Puisqu’ils ne le font pas je vous explique.

Quand « on » vous dit que ABC a 51% dans les sondages cela signifie que ABC a obtenu 51% des réponses dans l’enquête.
Mais …. Mais …. Cela signifie aussi que (et « on » oublie de vous le dire) quand « on » généralise les résultats de l’enquête à l’ensemble de la population concernée « ABC » a des intentions de vote qui sont en réalité estimées entre 48% et 54%. Autrement dit que l’autre candidat(e) a donc des intentions de vote situées entre 45 et 51%.
Autant dire, si l’ « on » est honnête (cela doit être une maladie honteuse !!!) que rien n’est joué entre l’un et l’autre. Que tout reste à faire. Et pourtant ce doute « on »nous l’assène comme une certitude, une évidence, absolue, incontournable

ALORS ?
La vraie question est-là : soit les journalistes sont des débiles profonds (et je n’y crois pas), soit ils servent la soupe à qui les nourrit et par conséquent trahissent les principes déontologiques de leur métier.

Alors s’il vous plaît, fuyez les pseudo sondages qui ne sont que des manipulations et refusez d’écouter de lire et d’entendre celles et ceux qui ne cherchent qu’une seule chose (volontairement ou pas) : vous MANIPULER.

A vous de voir, personnellement j’ai déjà fait mon choix.

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