La Comète ayant propagé sa version, sans danger pour la santé (encore que ?), du virus ANO-NIMA je suis contaminée à mon tour.
Au début (fin octobre 2004) c’était un truc juste pour voir.J’avais choisi ce lieu d’expression parce que les journalistes de France-Inter en grève y avaient hébergé leur site de pétition quelques mois plus tôt : autant aller là où ça avait l’air sympa.
Il me fallait m’identifier : alors je suis devenue Annnie Day (avec 3n parce que la version plus classique avec 2n est déjà largement squattée).
Pourquoi ne pas être identifiée sous mon vrai nom ? Parce que j’avais envie d’un espace de liberté, un lieu à moi, exonéré de toute contrainte, de toute autocensure : mon entourage professionnel ou familial aurait pu lire ce que j’écrivais, alors que j’avais envie de jouer à l’aventurière en terre inconnue.
Donc un démarrage dans le confortable anonymat d’un carnet cybernétique auquel je m’essayais.Je passe sur l’expérience vécue sur 20six : il y aurait de quoi écrire 2 volumes au moins sur le sujet tant ce qui s’y est passé a été riche et intense.
J’ai progressivement fait savoir à quelques personnes de mon entourage que j’étais là, j’ai aussi rencontré au fil du temps d’autres blogueuses et blogueurs. Je suis devenue moins anonyme. Pour l’essentiel ces rencontres ont été des moments forts et pour beaucoup ce sont des gens avec lesquels j’ai établi des relations amicales durables.
Sur le net le pseudo a pris le pas sur l’identité réelle. Mais au fond, qu’est-ce qui est le plus important : ce que j’exprime ou mon état-civil ?
Mon engagement politique s’est affirmé petit à petit. Toujours sous pseudo sur les blogs et les réseaux sociaux. Pas de parano, juste continuer à ne pas trop mélanger les genres. Un peu comme le fait que j’habite à Marseille et que je travaille à Aix en Provence : mettre une certaine distance avec mon univers professionnel (et ce n’est pas un sacrifice, j’aime trop Marseille).
Aujourd’hui cet anonymat très relatif est avant tout un espace de respiration.Je le garde, je le préserve, mais sans craindre la révélation d’un secret de Polichinelle.Mon pseudo est comme le masque de carnaval qui permet à celui qui le porte de jouer un rôle différent de ce qu’il est dans la vraie vie.
Je suis moi, je m’assume mais j’ai toujours adoré me déguiser et je continue.






Commentaires
Tiens un billet. C'est dommage, je l'ai déjà lu ailleurs !
Ecrit par : Nicolas J | 30.05.2009
ton témoignage est l'un des plus perso et touchants que j'ai lu. merci !
Ecrit par : juan | 30.05.2009
@ Nicolas
de quoi te plains-tu? je t'offre 2 liens ;-)
@ Juan
merci à toi aussi! c'est moi qui suis touchée :-D
Ecrit par : annnieday | 30.05.2009
Joli texte :-)
Comme toi, j'ai un pseudo.
Très transparent!
Pas difficile de trouver mon identité, elle est même indiquée sur mon blog!
Comme je n'ai pas (ou très peu) de contraintes professionnelles et que mes très proches (parents, enfants, sœur) connaissent l'existence du blog et le lisent régulièrement (surtout mes parents les enfants ont mieux à faire :-), l'anonymat n'a aucune importance pour moi.
Au fond mon blog est le témoignage de qui je suis.
Ecrit par : céleste | 01.06.2009
Il est évident que parfois le pseudo prend toute la place, il devient surnom, diminutif ou nom d'emprunt, on le fait sien comme il devient nous!
Ecrit par : maevina | 02.06.2009
Et oui 20six, séquence émotion...
Un petit coucou en passant...
Ecrit par : alea | 03.06.2009
moi je n'utilise pas de pseudo et c'est peut-être à cause de cela que je fais attention à ce que laisse sur la toile. Bonne journée, Isabelle.
Ecrit par : Isabelle | 24.06.2009
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